Domino

Domino

Date de sortie : 1998

Editeur : Gallimard

Vous pouvez...

Lire des extraits

Extraits de Presse

Un r√©cit qui a tout d'un excellent policier, qu'on lit avec la m√™me fi√®vre, qui se permet en plus d'√™tre une r√©flexion sur la litt√©rature, sur l'amour, sur les g√©n√©rations, sur notre soci√©t√© en d√©composition lente, sur la mort. (...) Marie Nimier domine superbement le m√©lange des genres, une l√©g√®ret√© de touche, un humour tr√®s original accompagnent chez elle la confrontation avec le pire. Elle c√ītoie les ab√ģmes √† cloche-pied. C'est de la haute voltige, et ce n'est jamais appr√™t√©. Elle nous m√®ne par le bout du nez, mais on est pr√™t √† en redemander, √† recommencer illico la partie de dominos. Jacques de Decker in Le Soir (Belgique)
Après sa pirouette finale, Marie Nimier retourne le lecteur comme une crêpe. Voyeur, complice, entré par hasard dans un fait divers, il en sort comme d'un cauchemar. C'est très fort, très noir, serré, comme le café du même nom. Gilles Pudlowski in Le Point
Marie Nimier √©crit toujours o√Ļ on ne l'attend pas. Selon les lieux o√Ļ elle s'attable. Selon l'humeur des saisons que sa plume traverse. (...) Une √©criture buissonni√®re, sans moumoute ni rouflaquettes. Sur le papier, cela s'appelle la gr√Ęce. Patrice Delbourg in L'√©v√©nement du jeudi
Silvio et Domino courent dans une ville fantomatique comme le Paris précis et douloureux de Patrick Modiano. Sivio si physiquement présent fuit dans d'inquiétantes expéditions. Est-ce un gigolo, un truqueur, un tueur ? (...) L'art de Marie Nimier est d'évoquer la tragédie avec cette ironie distraite, cette cruauté aérienne qui sont la marque de son écriture, et de cacher notre brutale animalité sous le miroir limpide des mots. Hugo Marsan in Le Monde
D√®s le d√©but, une gamine de banlieue tombe amoureuse d'un fils de pharmacien de province. Qui, malgr√© son c√īt√© bien √©lev√©, a tout du vaurien en cavale. Pour le suivre, elle quitte une piaule mis√©rable et un boulot minable. Une affaire bizarre apparemment li√©e √† son pass√© √† lui, mine leur pr√©sent... Daphn√© de Saint-Sauveur in Figaro Madame
Le propos est grave, insupportable, diront les gardiens de la morale. Il se situe au coeur m√™me des faits divers qui secouent aujourd'hui l'opinion publique. L'√©crivain refuse de juger. Parce qu'elle se prend de passion pour la passion et r√©ussit un superbe exercice de vases communicants, celui de b√Ętir lentement le clair avenir de Domino avec les moellons noirs patiemment descell√©s du pass√© de Silvio. Marc Baronheid in Week-end / L'express (Belgique)
Sensuelle, dr√īle, subtilement amorale, Marie Nimier nous a habitu√©s, d'un roman √† l'autre, √† cette √©vidence qu'aucune √©nigme n'a de clef, sinon l'identit√©, toujours voil√©e, du personnage. Qui parle ici ? (...) Elle s'appelle Domino, comme le jeu de construction d'un livre qui √©voque par moment le Paul Auster de Smoke. Nadine Sautel in Magazine Litt√©raire
On suit les figures libres de ce "dr√īle d'insecte" que forment les protagonistes, "tournant autour de la lumi√®re d'un texte disparu." Car la puissance de l'√©crit est au coeur du sujet, elle vous transforme les gens respectables en assassins. Le simple lecteur, lui, ne risque rien, sauf d'√™tre s√©duit du d√©but √† la fin par l'aisance iris√©e de l'√©criture de Marie Nimier, qui transmute le plomb d'une histoire sordide en bijou fragile, dor√© √† l'or fin. Marie-Odile Dup√© in Politis
De nombreuses questions se posent à Domino, la narratrice amoureuse de Silvio, parmi lesquelles celles-ci : "Que remboursais-tu à l'insu de tous ?", ou : "Et pourquoi aurait-il tué sa soeur ?" L'enquêtrice est innocente, les secrets sont coupables, les responsabilités sont inattendues. in Libération
Tous les ingrédients du polar sont au rendez-vous. Et pourtant, sous la noirceur du crime, fleurit quelque chose qui ressemble à de la joie, de la gaieté. De l'amour fou. Marie Nimier a la plume légère, sensuelle, et cette générosité dans l'écriture qui rend son bonheur communicatif. Michèle Gazier in Télérama