La Girafe

La Girafe

Date de sortie : 1987

Editeur : Gallimard

Une interview de Marie Nimier à propos de La Girafe est disponible sur le site de l'INA.

Extraits de Presse

On croit aux premières pages du roman entrer dans une histoire attendrissante et cocasse ; puis très vite, une gène rôde, une cruauté inattendue irrigue certaines scènes, éclaire le récit d’une lumière noire, sensuelle, trouble. Il faut bien se rendre à l’évidence : Marie Nimier nous entraîne ailleurs, vite, et dans un violent vertige. François Nourrissier in Le Figaro
La folie est boule de neige, avalanche, les meurtres s’enchaînent, Paris brûle, vous raconterai-je l’intrigue ? Il y a tout dans ce roman pour en faire un best-seller, et pour une fois ce serait un bon best-seller. Car le talent de l’auteur est ample, et son imagination riche, et son sourire grinçant. Michèle Bernstein in Libération
Si vous n’avez pas envie de lire « La girafe » c’est que vous êtes un incorrigible terre-à-terre. Alors Marie Nimier ne peut rien pour vous. Mais si vous n’aimez guère « la vie comme elle vient », si vous vous sentez menacé d’engourdissement par l’automne subtil et glacial, on peut vous prescrire un bon médicament : La Girafe. Josyane Savigneau, LE MONDE Josyane Savigneau in Le Monde
Marie Nimier a trente ans : sa maturité, son humour, son imagination, son sens de l’observation et surtout, surtout sa connaissance aigue de la misère sexuelle masculine sont surprenants, venant d’une jeune femme. Jean-Claude Vannier in Le Journal littéraire
Bourré d’humour, ce roman. Bourré de talent. Sortant de l’ordinaire et construit sur l’imaginaire le plus débridé. Ça c’est de la fiction, de la vraie (me disais-je). Ecrite au scalpel bien aiguisé et une jubilation qui fait plaisir à lire. Un roman acide, diabolique, jouant continuellement avec le malaise, comme le récit d’une folie : féroce. Jacques Folch-Ribas in La Presse (Montréal)
L’écriture sobre et délicate de Marie Nimier distille un charme ambigu et fait de ce livre, qui allie avec bonheur la fantaisie et les documents historiques, un conte cruel pour adultes que l’auteur voit comme de grands enfants passablement faisandés et tordus. Un roman d’amour insolite. Anne Pourillou-Journiac in Sud-Est
« La Girafe » de Marie Nimier est sans doute le roman le plus romantique de la saison. À moins qu’il ne soit le plus saugrenu. L’histoire ô combien tragique d’un amour interdit qui ne peut se dénouer que dans la mort. Ou encore une variation grimaçante sur les émois zoophiliques d’un adolescent amoureux d’un girafe. En somme le roman de l’innocence. Ou de la perversité.Frédéric Vitoux in Le Nouvel Observateur
L’intrigue étonne : intéressante, bien maîtrisée et d’une parfaite lisibilité. La trame, tendue d’un suspense habilement mené, se double d’une imagination fertile, celle d’un auteur fécond. Roman psychologique qui ôte l’envie de psychologiser, il se lit de bout en bout avec délectation.Patricia Serex in 24 heures (Suisse)
C’est une fable sans morale, joyeusement malsaine, et qui s’enfonce dans le fabuleux comme un gamin dans ses lunes. Joli coup de culot d’un écrivain à la plume froide et à la tête chaude.Renaud Matignon in Le Figaro littéraire
L’enchantement et la cocasserie se livrent un combat singulier, au terme duquel l’enchantement est cocasse et la cocasserie enchantée. Marie Nimier lutine la grâce farfelue en maîtresse femme. Mieux vaut la lire que la psychanalyser. On ne la couchera sur le divan qu’après l’avoir bien lue.Pol Vandromme in Pourquoi pas ? (Belgique)
How to resist a novel that begins, "The only being in this world I ever loved, I killed" ? This licentious fable has the stuff of a made-for-TV movie : obsessive passion, doomed love, jealousy, murder. The added twist is that these lovers are of different species. in Word (United States)
Joseph, in short, is a misfit, but as a zoo-keeper, living at the edge of both the human and animal worlds, he is in an ideal position to comment on the vanities and absurdities of human aspirations. Readers should be warned - a visit to the zoo will never be quite the same again. in The European
It would be all too easy to convieniently package this book "sexuel pervert gets just what he deserves". That however would miss the point entirely. This little gem of a book is so much more than a voyeuristic trip into the mind of a sexual deviant. in Weekly Journal (London)
Dark and brutal, this book is nonetheless so rich in its images, so dry in its humour and so acute in its perceptions that it is, quite simply, poetry. in Everywoman (London)
A word-feast of a tale, told at the breathlessly unstoppable pace of a beckett novel. in The Kirkus Reviews (New York)
Childhood feelings of abandonment manifest themselves in many adult disorders : in this literate and profoundly perverse novel, a lonely man becomes obsessed with an animal over wich he has complete control. His monologue is at once disarmingly funny, pathetic and sinister. in Publishers weekly (New York)
A finalist for the prestigious Prix Goncourt, The Giraffe is an extraordinary book in many ways. Despite its dark humour and decided quirkiness, it's a serious and discerning work that offers fresh insight into the old psychic quagmire of social alienation, sexual confusion and erotic obsession. But what's most remarkable about Nimier's novel is the way it transcends its own absurdity and evokes sympathy for its miscreant protagonist. in The Boston Phoenix

Traductions

ALLEMAGNE
Die Giraffe
Suhrkamp, Francfort
1990
Traduction : Maria Dessauer

GRANDE-BRETAGNE
The Giraffe
Angela Royal Publishing, Speldhurst
1995
Traduction : Mary Feeney

ETATS-UNIS
The Giraffe
Four Walls Eight Windows, New-York
1995
Traduction : Mary Feeney

PAYS-BAS
De Giraf
De Arbeiderspers, Amsterdam
1989
Traduction : Pauline Sarkar